Jacques-Henri Lartigue

J’aime beaucoup Jacques-Henri Lartigue. Comparé à un Doisneau, son relatif manque de notoriété est un peu injuste. C’est le photographe du mouvement, quand il saisit ses amis ou famille qui s’adonnent notamment à leurs sports favoris, sports des classes aisées, d’où est issu Lartigue. C’est donc aussi, un peu, celui de ces classes favorisées, qu’il montre insouciantes, oisives, à une époque qui ne l’est pas souvent, parfois lascives. Je vois ses photos comme des tableaux dans lesquels, à chaque fois, il capture brillamment l’instant fugace.