Knize

Les amateurs de ce que, faute de mieux, on peut appeler l’élégance masculine, trouvent à Vienne, comme à Londres, de quoi alimenter leur marotte. Avec à Vienne un caractère d’authenticité quand Londres, grand carrefour mondialisant, fait un peu dans le frelaté parfois.

Tout visiteur de Vienne passe forcément, à un moment ou à un autre, par le Graben, charmante avenue piétonne du centre-ville.

Mais tous ne s’arrêtent pas forcément devant Knize, ancienne et digne maison célébrée pour sa contribution à cette fameuse élégance.

Façade et certains intérieurs façonnés par le grand architecte Adolf Loos.

Typiquement le genre de lieu où on aime passer du temps, regarder, toucher, humer l’atmosphère.

Knize est en particulier appréciée pour sa grande mesure. La ligne Knize, ce sont des épaules plutôt naturelles, des emmanchures hautes, une taille point trop marquée. A rapprocher d’Anderson & Sheppard à Londres.

Beaucoup de grands de ce monde ont eu leurs habitudes chez Knize. Selon le blogueur Sleevehead, le réalisateur Billy Wilder (Some like it hot, entre autres films magistraux), d’origine autrichienne, en était (ci-dessous à droite, avec Jack Lemmon).

De même que le producteur de cinéma anglais d’origine hongroise, Alexander Korda.

Célébrée aussi est l’eau de toilette Knize Ten, créée dans les années 20, à base de cuir et d’ambre.

S’il vous reste un peu d’argent après cette visite -que vous n’aurez pas manqué de rendre à cette auguste maison- prenez une des petites rues adjacentes et aller vous détendre au Café Hawelka, café historique où on jurerait pouvoir croiser le fantôme de Joseph Roth.