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J. Press

A Manhattan, l’un de mes spots favoris est le segment de Madison Avenue entre les 43ème et 46ème rues. A cet endroit se trouvent trois enseignes historiques de l’habillement masculin US : Paul Stuart, la plus classe ; Brooks Brothers, la plus connue et la plus internationale, et J. Press, la plus fidèle à l’esprit Ivy League.

Paul Stuart n’est pas excessivement marquée par un ADN Ivy League, contrairement aux deux autres. Mais Brooks Brothers, dont les propriétaires sont Italiens depuis quelques années, si elle reste une référence dans ce domaine, s’est laissée happer par deux sirènes nommées « Tendance » et « Délocalisation ». Ce n’est pas le cas de J. Press.

J. Press a été fondée en 1902 à New Haven, la ville de l’université Yale, la préférée des bonnes familles new-yorkaises.

Chez J. Press, la mascotte de Yale, le bouledogue, est omniprésente. Pas toujours du meilleur goût, mais un bon moyen de rappeler sous quels auspices est née cette enseigne et de ne pas rompre le cordon ombilical. La maison propose d’ailleurs une ligne « Yale ».

Attention toutefois, J. Press n’est pas vraiment preppy, du moins selon l’image qu’on en a aujourd’hui. Pour des cardigans très cintrés et des vestes sport courtes, il est préférable de regarder du côté de Brooks ou surtout de Ralph Lauren. Chez J. Press en revanche, le sack suit (ce costume américain traditionnel avec veste sans pinces et aux épaules naturelles) est toujours à l’honneur.

Pour le reste, on y trouve toute la panoplie du style Ivy (vestes sport, blazers, pulls colorés, chemises à carreaux etc.) dans des coupes qui ne sont pas réservées aux moins de 30 ans.

Signe d’une évolution ou hommage du Français à l’Américain, J. Press propose aussi, désormais, une ligne en association avec Daniel Crémieux.

Mel Ferrer (1917-2008)

Mel Ferrer était un excellent acteur, qui a connu son zénith hollywwodien dans les années 50, à travers quelques classiques, Rancho Notorious (1952) de Fritz Lang, Scaramouche (1952) ou Les Chevaliers de la Table Ronde (1953).

Il avait de l’allure, l’élégance d’un fils de bonne famille de la Nouvelle-Angleterre.

Naturellement, il est passé par l’une des universités de l’Ivy League, Princeton.

Marié cinq fois, dont 14 ans avec la sublime Audrey Hepburn.