Vladimir Nabokov

Le récent décès de Dmitri Nabokov me ramène, une fois de plus, vers son père, Vladimir Nabokov, mon écrivain favori, « l’enchanteur ». Nabokov, c’est la puissance de l’imaginaire, de la langue, du style. La littérature la plus sensuelle, au sens propre, qui soit, cette faculté rarement égalée de faire appel à nos sens, d’écrire en couleurs, de créer et manipuler les sons et les images. Une oeuvre ludique, labyrinthique. Des jeux de miroirs. Le recours virtuose au thème du double. Et l’ennemi de toute littérature engagée.

« Le style et la structure sont l’essence d’un livre. Les grandes idées ne sont que foutaises« . (Vladimir Nabokov)